LA RESERVE DU GRAND CUL DE SAC MARIN

30 08 2008

Localisation

Entre la Grande-Terre et la Basse-Terre au nord de la Rivière Salée, s’ouvre la baie du Grand Cul-de-Sac Marin. Elle est délimitée dans sa partie marine par le plus long récif corallien (25 km de long) et dans sa partie terrestre par la plus large ceinture de mangrove, des Petites Antilles. La Réserve Naturelle est située à l’intérieur du lagon. Elle est gérée par le Parc national de la Guadeloupe depuis 1991. La Réserve a été classée en 1993 par la convention de Ramsar en zone humide d’importance internationale pour les Oiseaux d’eau, et depuis 1994 fait partie de la Réserve de Biosphère de l’Archipel de la Guadeloupe.

Données clés

Création: Décret ministériel n° 87-951 du 23 novembre 1987.

Surface: 2115 ha de mer territoriale, 1622 ha de formations forestières ou herbacées.

Flore marine : 87 espèces d’algues, 5 espèces de phanérogames marines.

Flore terrestre : 21 espèces en mangrove, 49 espèces dans la forêt marécageuse, 33 espèces dans les formations herbacées inondables.

Faune marine : 38 espèces d’éponges, 29 espèces de gorgones, 50 espèces de coraux, 157 espèces de mollusques, 14 espèces d’échinodermes, 255 espèces de poissons, 5 espèces de reptiles.

Faune terrestre : 78 espèces d’oiseaux (dont 8 espèces d’oiseaux marins), 5 espèces de mammifères.

http://www.guadeloupe-grandculdesac.com/





PANIQUE SUR MERCUR…Y

30 08 2008

Madin’ Brand Newz magazine . Une porte sur l’avenir

Rubrique Environnement et Nature

30 Aout 2008, Paris, France

Karukéra, île aux belles eaux, vogue en eaux bien  troubles …
Depuis quelques jours, Atmosphère Production les organisateurs du désormais fameux “Mercury day”, sont en proie à une véritable tourmente : le refus catégorique mais catégorique mêm’ des maires de l’île d’accueillir-recevoir  leur grand rassemblement teufeur, le grand jour de Mercure .

Le grand jour de Mercure : Si au départ, le caractère privé de la manifestion pouvait sembler primer ( Le grand jour restait surtout la réunion-célébration des  apôtres et chantres des moteurs Mercury )  l’opération s’est rapidement transformée  en rendez vous nautique et festif des vacances. Attirant toujours plus de monde d’années en années sur l’ilet Caret *. Avec les conséquences prévisibles sur le fragile écosystème environnant.

Voilà plusieurs semaines l’UGTG ( de bons Terriens ) ainsi que  d’autres confédérations sindicalist’  ont décidé  d’unanimement envoyer de la voix contre l’organisation de l’évènement sur l’ilet.

Joby  au micro de Ti Edwa Ragga : « Entendez moi bien, il n’est pas question d’organiser leur jour de Mercure sur not’ site . Qu’ils retournent chez eux ” . Et aguichant sa foule, il fourvoya l’air de ce parler :

“Voyé sé méssié aléééééééé … Mercure sé  bo kay yo bo kay  fo yo rété. I tan nou toujou tan nou!  I tan nou .

_ Yo tan nou

_ I tan nou

_ Yo tan nou

Le ton qui montait sur la petite plage de Pompière nous empécha de recueillir l’intégralité du témoignage de Joby, marin pécheur prolétaire et arrangueur de foule chaque fois que l’UGTG en mission, s’en va .

Il semble néanmoins difficile d’envisager aujourd’hui une fin heureuse à cet affrontement tant la plupart des Mairies et édilités  semble avoir pris le parti de l’UGTG et de la défense de ce patrimoine marin * *.

Pour les autorités préfectorales, le constat est simple :

« Nous ne nous positionnons pas comme étant pour ou contre le “Mercury Day” . Tout ce que nous voulons, c’est que l’aspect environnemental soit intégré. »

Il n’empêche qu’en l’absence de site, Atmosphère Production, dans l’impasse n’a d’autre solution, que d’annuler la présente édition . Et renvoyer chaque mercuriste sur sa planète Mère …

Mickaël Ital, pigiste à Péyi’w ki ta’w Magazine
Correspondant Environnement & Nature à Madin’ Brand Newz Magazine

* On parle de 3000 personnes réunies l’an dernier sur l’ilet Caret.

** La plage de Pompière aux Saintes et la baie du Club Med à Sainte-Anne ont elles aussi été écartées par les municipalités concernées.





BAY LA VWA …

24 08 2008

Madin’ Brand Newz et sa joyeuse rédaction ont le plaisir de vous annoncer le lancement de leur édition Internet.

Suite aux nombreuses réclamations de l’ensemble ( Péwéwo et Madam’ DOSEVI ) , devant l’impatience du nombre à nous retrouver autour de notre information décalée ( Dominik VOYER, Indira THEODORE … ), nous sommes heureux et honorés de nous associer au lancement du blog de notre réseau afin de nous jeter à la conquête de ce fabuleux outil : la blogsphèrrrrrrrrrrrrre .
La création du blog de notre prépa réponds à plusieurs objectifs :

1. Etablir un contact régulier avec l’ensemble des membres ( Untel , deux tels, Phonetel, Vous, Nous tous kwa) , favoriser les échanges et l’interactivité, vivre et vivre ensemble … ( On me signale que cet axiome a déja été utilisé … )


2. Mais aussi faire naître des visions communes, voire un projet commun …

Parceque c’est tous ensemble que nous devrons avancer et nous exprimer :
Concertations, discussions, bat la vwa , tou sa adan …

Pour notre part, MBN’ , nous espérons continuer à vous informer et détendre avec le même parler .

Palé pa ni sézon

Madin’ Brand Newz ki kontan riwé zot …

Bay la vwa

La rédaction de Madin’ Brand Newz





CES PETITS NEGRES QUE NOUS ETIONS..

24 08 2008

Madin’ Brand Newz magazine – Une porte sur l’avenir

Rubrique Hommage

« CES PETITS NEGRES QUE NOUS ETIONS… »

Il n’est que huit heures et pourtant il trépigne d’impatience. Sa mère vient à peine de le laisser au bourg de Sainte-Luce, où il passera la journée avec ses grand-parents. Il scrute la rue Victor Hugo qui tarde à s’animer, malgré les indéfectibles rhumiers qui s’amassent lentement, mais sûrement, dans le bar en face.

Il aura finalement attendu une heure, heure durant laquelle il aura minutieusement observé son grand-père aiguiser son couteau-chien, rituel préparatif à la confection de son -fameux- jus de prune de cythère. Fascination pour cette phase quasi tragique où chaque geste est calculé afin d’éviter toute coupure ? Ou tout simplement « agoulougranfalisme » à l’idée de se délecter d’un jus frais et sucré ? Un savant mélange des deux, qui sublime d’autant plus ce moment, et déclenche un regard malicieux, salué par l’acquiescement rieur du grand-père.

Revigoré par les vitamines et la douceur du breuvage, il peut enfin quitter la kaz’ familiale et s’évader dans le bourg devenu un immense terrain de jeu en ces temps de vacances scolaires. Il s’en va, excité comme une fourmi folle à l’idée de prendre part aux mille et uns divertissements qui seront organisés par ses amis, qu’il appelle « lé zonm’ », parce que même à six ans, lui et ses petits camarades se sentent déjà très adultes.

Son esprit est léger, délesté du poids des innombrables recommandations faites par sa grand-mère…il aura juste retenu la principale injonction : rentrer à l’heure du déjeuner, sous peine de ne pouvoir sortir l’après-midi venue. Peut-être se souvient-il vaguement qu’il doit éviter de mouiller ses vêtements…mais tout cela pèse bien peu quand s’organise sur le quai un concours de létchèt’ improvisé, où l’imagination et la créativité débordantes donnent lieu à des figures telles que le « 360-double pompe-cassé »(1) ou le « Mickael Jackson-une pompe-o zokok »(2). Il n’est ni très souple, ni très créatif et peine à imiter les meilleures pitreries de ses amis les plus âgés. Mais il saisit l’importance de ce genre de défi dans une bande de jeunes garçons, et tente tant bien que mal un plongeon simple et efficace, qui pour cette fois, ne provoquera pas les railleries désapprobatrices de ses zouaves.

Des rires, des cris, des débats interminables…

Cette fois il n’aura pas le temps d’initier le traditionnel zwèl que ses parents pratiquaient déjà il y a bien plus de vingt ans sur le quai du bourd de Sainte-Luce: il est midi passé, et il est trempé. Il devra s’expliquer et être le plus convaincant possible afin d’obtenir l’autorisation de sortir à nouveau dans l’après-midi. Il sait donc qu’il ne faudra pas se faire prier pour finir le court-bouillon de vivano et le migan préparés par sa grand-mère…

Pendant ce temps, à Trinité, un autre négrillon déjeune…probablement de la dorade frite avec dachin’ et haricots rouges. Il sait qu’il a été relativement sage toute la matinée ; il s’efforce donc de bien manger, car il songe déjà à quel parfum de floup il va pouvoir choisir…exotique ou grenadine ?

Du côté de l’Océan Atlantique, il pense exactement à la même chose que son homologue Lucéen plus habitué à la Mer Caraïbe : l’obligera-t-on à faire une sieste avant d’être autorisé à sortir pour une après-midi de jeu sous le soleil, avec ses zonm’ à lui ?

Ces petits nègres que nous étions…

Pascal

(1) : ce létchèt’ (ou plongeon pour les non créolophones) consiste à plonger en effectuant une rotation complète sur soi-même, tout en exécutant une double pompe qui est en fait…trop compliqué à expliquer, il faudrait que je vous montre.
(2) : la référence à Mickael Jackson consiste, comme tout le monde l’aura compris, à plonger en mimant le geste le plus connu de cet éminent chanteur, c’est-à-dire le toucher des parties génitales.





AIME CESAIRE S’EN EST ALLE…

23 08 2008

Madin’ Brand Newz magazine . Une porte sur l’avenir.

Rubrique Hommage

Jeudi 17 avril 2008, Aimé Césaire s’est éteint à l’âge de 94 ans à Fort de France. Ce décès est non seulement une immense perte pour le peuple Martiniquais mais aussi, parce que sa pensée était universelle, une immense perte pour la nation Française, les nations Nègres et l’humanité tout entière.

Il était considéré comme l’un des poètes les plus talentueux et les plus influents du XXe siècle. Ses contemporains que furent André Breton, Jean-Paul Sartre, Cheick Anta Diop, ou encore Léopold Sedar Senghor ne tarissaient pas d’éloges à son sujet en tant qu’ami mais surtout en tant qu’intellectuel, penseur et écrivain au talent incommensurable. Au-delà de sa petite Martinique il a su transcender les différences, prôner le respect d’autrui et la tolérance entre les peuples. Son œuvre et sa pensée ont défendu avec force les arts et cultures nègres, longtemps avilies par un colonialisme patent. Anticolonialiste convaincu, poète engagé, homme politique passionné, Aimé Césaire a porté haut les couleurs de la Martinique au-delà des frontières, des préjugés raciaux et des différences. Fier d’être nègre, il restera à jamais le cofondateur du concept de NEGRITUDE qui « désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l’assimilation culturelle ; le rejet d’une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation.»*
Nominé en 2006 pour l’obtention du prestigieux prix Nobel de la paix, c’est avec humilité qu’il a poliment décliné ce grand honneur qui lui était fait. Hypothéquant ainsi surement ses chances d’obtenir l’une des distinctions les plus symboliques que l’on puisse faire à un homme de son vivant.
Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer « Cahier d’un retour au pays natal » et son « Discours sur le colonialisme ».

Aujourd’hui, Madin’ Brand Newz rend un vibrant hommage à l’homme au message de paix, éminemment respectable et éminemment respecté qu’était Aimé Césaire. A défaut d’être inhumé au Panthéon des grands hommes de la République Française, il rejoindra à n’en pas douter Martin Luther King, Marcus Garvey, Malcolm X, Léopold Sedar Senghor, Frantz Fanon et bien d’autres encore au Panthéon des grands hommes Noirs.

Adieu Aimé.

Mathieu Branchet
Nègre Martiniquais et journaliste à Madin’ Brand Newz Magazine.

* Première définition de la Négritude paru dans le journal l’Etudiant noir en 1935.

Ici un lien vers une vidéo de lui définissant le terme d’égalité à l’Assemblée Nationale:
http://www.dailymotion.com/video/x3x0v3_definition-du-mot-egalite-selon-aim_politics





MAUVAIS PRESAGE

23 08 2008

Madin’ Brand Newz magazine. Une porte sur l’avenir

Rubrique: Superstition / Magie / Quimbois

Un matin du 30 novembre 2007, lendemain du tremblement de terre, Gilberthe DOSSEVY, 77 ans, alias Man Gaya pour le voisinage, Gaya pour les amis et Mamie Gaya pour les petits enfants se réveille de bonne heure. Depuis qu’elle a pris sa retraite de la mairie du Gros-Morne il y a 17 ans où elle y exerçait le métier de “technicienne de surface” aime-t-elle à le rappeler, elle se lève entre 6h20 et 6h27 selon les cycles lunaires. Ce matin là, il est 6h17 quand elle entend un “Bang” venant du jardin. Man Gaya troublée dans son sommeil et de mauvaise humeur se précipite dans la cuisine et s’empare de son bidon d’acide, débouché et prêt à l’emploi. “Ki moun ki la?” dit-elle avec véhémence. Rien. “Ki moun ki la an di zot?”répéta-t-elle. Rien. Man Gaya avec tout son courage ouvre sa porte d’entrée fermée à double tour et ce qu’elle voit lui glace le sang… …Un côté de chaussure de bébé dans une bouteille d’eau intacte sur le pas de sa porte, le choc est terrible. Le vilain est revenu, malhè en lè pep’ la!

Gaya se précipite sur son chapelet et entame de longues et profondes prières!

A quelques dizaines de mètres de là de l’autre côté du Jardin, derrières ses persiennes, Man Vivi, 82 ans et voisine de Gaya, jubile et savoure son bonheur.

Mathieu Branchet

Journaliste à Madin’ Brand Newz magazine et conteur spécialisé en magie noire. Auteur du livre “Un Charlatan qui valait mille cabris”.





ENTRE SAINTE-MARIE ET LE ROBERT… UNE AFFAIRE DE NORDISTES

23 08 2008

Madin’ Brand Newz magazine . Une porte sur l’avenir

Rubrique Sport et bière Lorraine

le 17 décembre 2007, Dillon

Il n’y aura pas eu de miracle, la hiérarchie a été respectée. Les vaillants joueurs de la Samaritaine ne sont pas venus à bout de l’équipe d’Arles et en restent, tout comme le Club Franciscain avant eux, au stade du 8ème tour de la Coupe de France de football.

“Nul n’est prophète en son pays” dit-on, et c’est pourtant l’ancien joueur de l’US Robert aujourd’hui pensionnaire d’Arles, Eric Sabin, qui a été à la conclusion des offensives de son équipe en inscrivant un doublé.

“Sakré yich’ man b……” s’écriaient les spectateurs samaritains, désabusés face à ce mauvais tour que leur jouait un enfant du pays. Certains allaient même jusqu’à déclarer :”Man konnèt’ papa misié, nou ka brilé kay’ li!!”, notamment quand le dénommé Sabin, au moment de célébrer son premier but, laissa apercevoir la tunique rouge et verte Robertine sous son maillot Arlésien (i.e de la ville d’Arles, et pas des Anses d’Arlet).

Un affront que les samaritains eurent du mal à digérer. Ils entreprirent une tentative de déstabilisation de l’équipe métropolitaine en organisant un lancé de bouteilles d’Amigo orange sur la pelouse…mais la bouteille à 3€ en avait dissuadé plus d’un.

Du côté des communes du sud, et plus précisément aux environs de Rivière-Pilote et de Sainte-Luce, il aurait été déclaré: ” Mi sé sa, si sé pa Fwanswa sé la Samaritèn’…i za tan pou nou fè sé mésié wè ki yo po kô sa jwé boul’ èk sé an sud la tout’ bagay’ ka pasé. Nou ké pété fwa yo pwochin kou a. ” L’auteur de cette affirmation a souhaité garder l’anonymat.

P. Fardin

Journaliste Division d’Honneur à France-Antilles, spécialisé en Racing Club de Rivière-Pilote et Espoir de Sainte-Luce.

Correspondant Paris 19ème/Pantin/Bobigny pour Madin’ Brand New





20000 LIEUES SOUS LES MERS …

23 08 2008

Madin’ Brand Newz magazine . Une porte sur l’avenir

Rubrique Terre et Sismologie

1 Décembre 2007, Trinité, Martinique

Si l’origine tectonique du séisme du 29 Novembre dernier semble désormais établie, de nombreuses interrogations continuent de tarauder les scientifiques martiniquais, notamment les éminents sismologues de l’observatoire du Morne des Cadets.

Car nombreux furent les spécialistes surpris de voir le séisme et ses répliques remuer dans le canal de la Dominique, quand l’histoire des secousses à la Martinique consacrent sans discussion aucune la Caravelle et le Territoire de la Trinité. L’épicentre du récent phénomène (On parle de séisme intra-plaques) se place 25 km au Nord de la Martinique alors que la grande majorité des tremblements de terre avait toujours frappé au large de la Caravelle, là où la plaque Caraïbe et la Plaque Atlantique se chevauchent.

Ce weekend end une équipe de spécialistes et un détachement de plongeurs d’élite ont immergé 6 sismomètres dans le canal de la Dominique. Une batterie d’appareils chargés d’apporter un peu plus de lumière sur cette énigme qui relance par ailleurs la pénible activité de l’observatoire du Morne des Cadets. De nombreuses générations qui antan, prenaient les exercices de prévention et de sécurité pour amusements ou la fet, encouragent. Mada, Morne Pavillon, Tartane, confie : « A pa blag, lé té ni sé kalté exessis ta la an lycée Trin’ té a, apwé sé lot bo selman ou té sa jwenn nou. Ka koulé an bagay, ek lé zhomm. An boul foutbol ka woulé non stop asou terrain la gauloise lan . Nou pa té sa viré an kour piess » (1)

L’ensemble de la population qui vit dans la tourmente d’un séisme encore plus grand attend que lumière soit faite sur ces humeurs de la Terre, qui désarçonnent sans commune mesure des Martiniquais déjà solidement éprouvés par les récentes frasques de Dean. Dix établissements scolaires restent encore fermés et il ne fait aucun doute que le personnel enseignant et les parents d’élèves se meurent d’angoisse à l’idée du retard à rattraper sur des programmes déjà difficiles à boucler.

Mickaël BELLUNE Pigiste à Freedom Morning Magazine, Correspondant Terre et Sismologie à Madin’ Brand Newz Magazine.

(1) : Les moins de 20 ans de la Gauloise de Trinité se sont entrainés sur le terrain de l’autre bord de Février à Novembre 1998 durant la rénovation du Stade Louis Richer de Trinité.





TREMBLEMENTS ET CRAQUEMENTS

23 08 2008

1 Décembre 2007, Saint Joseph, Martinique

Quand en ce matin du 30 Novembre Péréwo se leva pour sortir ses bêtes, la seule chose qui occupait son esprit étaient les dettes, les dettes et les dettes. On pourra toujours dire, il avait beau avoir sa petite exploitation au bord de la rivière, des bêtes et vergers pouvant le nourrir une année pleine, en ce matin il avait les dettes et toujours les dettes.

Alors autant dire que quand il sarclait les mauvaises herbes, il voyait l’URSSAF. Quand il poussait Calico, son âne bien pensif en ce début de journée, ses oreilles bourdonnaient des mélodies surannées de son contrôleur fiscal.

Péréwo, exploitant agricole n’avait toujours pas été indemnisé des sinistres de Dean. Le toit de son hangar à animaux avait volé jusqu’à la rivière. Il y avait perdu son plus vieux cabri, une bête d’une rare fidélité et malice. Et en plus de ce « si peu », tous ses fruits avaient pris « la vol ». Plus de surettes, plus de mangues, plus de pomme-liane. Surtout plus rien à vendre. Alors à quoi bon considérer le soleil d’un œil neuf alors que dettes s’amassent en liasse sur la table d’entrée. Un séisme avait frappé le péyi la veille. Il n’en fallait pas plus pour achever son moral.

C’est aux alentours de 15 h que la chose l’avait surpris en haut d’un arbre à pain, en train d’élaguer certaines des branches qui étaient devenues dangereuses. Il était tombé mais ne s’était pas fait grand mal. Mais la chose avait duré horriblement longtemps. Ses bêtes avaient crié et remué avec vigueur dans leurs enclos. La rivière s’était soulevée et les oiseaux de la clairière qui bordent sa propriété avaient rasé le sol en criant leur terreur, volant pour voler, volant pour fuir.

Lorsque la Terre retrouva son calme, son désarroi n’était certes pas aussi grand que ces personnes victimes de malaises aux quatre coins de l’ile, il pouvait encore se targuer de n’avoir pas été blessé durant sa chute. Néanmoins, les dettes étaient encore là, les fruits n’avait pas plus repoussé, et il était certain que cette secousse n’était que le début de tourments futurs. Dire que l’Etat tardait encore à déclarer l’état de catastrophe naturelle. Si seulement le séisme avait plus secoué le pied d’argent qu’il avait planté en amont de sa plantation. Qui malgré les boniments et clameurs lancées a chaque pipiri par un séancier de la commune, tardait à donner les fruits pour lesquels on l’avait élevé.

Mickaël BELLUNE

Pigiste confirmé chez Bizness Newz magazine. Correspondant chez Madin Brand Newz





A QUAND LE TRAMWAY EN MARTINIQUE

23 08 2008

Rubrique Economie

31 Octobre 2007, Fort de France

Ses proches disaient qu’il était calme et patient. Qu’il n’aurait jamais agressé quiconque. Pourtant il ne fait aucun doute qu’en ce 24 octobre 2003 Jean Edouard Wouklé, résidant au 37 rue Maurice Bishop n’était pas tout à fait lui-même.

Alors que la CACEM et le conseil régional de la Martinique organisaient une énième visite de prospection sur les futurs site d’accueil du Tramway de la Martinique, Jean Edouard, marin pécheur de sa profession, juché au premier étage de son F3 sur pilotis explosa et jeta des loups de mer et des vivaneaux sur la délégation qui s’était arrêtée devant son domicile. Tandis que trois policiers et un groupe de gendarmes organisaient la maîtrise du Foyalais, Il éructa et proféra de grasses insanités à l’endroit de ces messieurs les parlementaires :

« Band malpwop , Alé ici a , Sé pa piess moun zot kay Doub Kouyonnin ici a. Ici a kay mwen, ek sé pa piess alé man kay alé ba pon Moun . Dioukouk Dioukouk alé Ici a ».

Les invités, Monsieur le Préfet, les conseillers régionaux restèrent dubitatifs. Nombreux étaient les parlementaires de Martinique qui savaient combien il sera difficile d’exproprier les habitants de la rue Maurice Bishop. 200 personnes, qu’on dit hostiles au projet. En outre les travaux à l’échelle de la Martinique semblent pharaoniques. Le circuit qui devrait joindre la Pointe de la Vierge à Carrère au Lamentin, obligera à creuser une voie souterraine au niveau du pont d’Acajou au Lamentin ou même édifier un viaduc à Carrère. Le président de la Région Martinique a parlé de nécessaire « Dézankayaj » de nos axes de transport.

Il semble pourtant difficile de croire que le projet verra le jour avant 2011, date au plus tard du Projet.

Mickaël Nassinbé

Apprenti Pigiste chez Bizness News , Correspondant Economie et Géostratégie de la Caraïbe à Madin’Brand Newz Magazine .








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